Centieme anniversaire de l’Annee Psychologique (1894-1994) // Review

Les origines de la psychologie scientifique: centieme anniversaire de l’Annee Psychologique (1894-1994) // Review

Fraisse, Paul

Les origines de la psycologie scientifique: centieme anniversaire de l’Annee Psy chologique (1894-1994)

Abstract L’Annee Psychologique was founded by Henri Beaunis and Alfred Binet in 1894. Since then it has become the most visible journal of experimental psycholo gy to be published in French. To celebrate the 100th anniversary of the journal, Paul Fraisse and Juan Segui (1994) invited nearly twenty scientists to prepare a critical review of selected papers published in the early issues. The resultin g chapters address seven broad topics: (a) The history of the journal with a spe cial emphasis on the significant influence of its first two editors (i.e., Alfre d Binet and Henri Pieron); (b) Pieron’s conception of the domain of experimental psychology, which differed notably from Wundt’s; (c) early research on memory a nd classical conditioning; (d) Binet’s contribution to the definition and measur ement of intelligence and to the development of Educational Psychology; (e) earl y research on sensory processes with a special emphasis on audition, cross-modal ity processes, and Pieron’s attempt to characterize the relation between stimulu s intensity and simple reaction time; (f) early investigations of neurological d isorders, aphasia in particular, and delays in intellectual development; and (g) early applications of probability theory to statistical inference in psychology . These chapters highlight the numerous and significant contributions of French experimental psychologists in the first half of the 20th century.

L’Annee Psychologique (AP) est maintenant centenaire. Fondee en 1894 par Henri B eaunos et Alfred Binet, l’AP se classe parmi les toutes premieres revues de psyc hologie scientifique a voir le jour. Elle a ete et elle reste toujours le plus v isible vehicule d’expression de la psychologie scientifique de langue francaise. Pour celebrer le centieme anniversaire de la revue, Paul Fraisse et Juan Segui (1994) ont eu l’idee d’inviter pres d’une vingtaine de collegues a porter un reg ard retrospectif et critique sur les travaux parus dans les premiers volumes de l’AP (fn.1). Les quatorze chapitres qui resultent de leur contribution sont pres entes ici en sept sections, qui correspondent a peu pres a l’organisation de l’o uvrage.

L’historique de l’Annee Psychologique. Carpinto et Molto (premier chapitre) et F raisse (deuxieme chapitre) se donnent comme objectif de retracer les premiers pa s de la psychologie scientifique francaise. Ils rappellent que l’idee qu’on se f aisait de la psychologie (celle d’une discipline philosophique) et l’organisatio n des universites francaises n’ont pas favorise l’eclosion de la psychologie sci entifique. C’est au College de France et a l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (E PHE), donc en-dehors des facultes traditionnelles, que naitra la nouvelle psych ologie en France. Theodule Ribot, qui occupe en 1889 la chaire de Psychologie e xperimentale et comparee au College de France, confie a Henri Beaunis la directi on du nouveau Laboratoire de psychologie physiologique, rattache a la section de s Sciences naturelles de l’EPHE. Beaunis ne tarde pas a rassembler un exemplaire de tous les appareils en usage au laboratoire de Wundt et a elargir sa collecti on. La direction du laboratoire est cedee a Alfred Binet en 1894. Ce laboratoire se taille rapidement une excellente reputation et l’infrastructure de la psycho logie scientifique francaise prend une forme distincte. Toutefois, le probleme d e la communication des travaux experimentaux reste entier (fn.2). Pour repondre, du moins partiellement, a ce besoin, on cree en 1893 le Bulletin des travaux du laboratoire (de l’EPHE). Grace a Beaunis et Binet, ce bulletin devient en 1894 l’Annee Psychologique, l’organe officiel du premier noyau de psychologie experim entale en France. Des sa creation, la revue rassemble trois types de contributio ns: (1) des travaux scientifiques originaux, (2) des revues generales sur des su jets d’actualite et (3) des analyses de livres (et d’articles de revues a l’epoq ue) parus dans l’annee. Si l’espace relatif accorde a ces trois types de contrib utions a varie au cours du premier centenaire de l’AP, ils constituent toujours ses principaux points d’appui.

Carpintero et Molto font l’examen de l’evolution de l’AP au cours des cinq premi eres decennies, qu’ils divisent en deux periodes distinctes, celle qui couvre le s annees 1894 a 1912 (sous la direction de Binet, Larguier des Bancels et Simon) et celle de 1913 a 1945 (souls la direction de Pieron, Fraisse et Fessard). Les auteurs presentent quelques points de repere historiques et des donnees quantit atives sur la repartition des differentes sections de la revue, les auteurs les plus prolifiques (par ex., Binet, Pieron, Simon), la collaboration entre auteurs , les themes de recherche privilegies et les auteurs les plus cites. Cette analy se met en relief le profond engagement de la revue a l’endroit de la nouvellep sychologie fondee sur le modele des sciences naturelles (c’est-a-dire sur l’obs ervation des faits et l’experimentation), la rupture avec les methodes philosoph iques et la metaphysique, et l’exclusion des grands courants d’influence contemp orains tels la Psychanalyse, le Behaviorisme, la Psychologie de la Gestalt et la Reflexologie. En cent ans, l’Annee Psychologique connaitra quatre directeurs. F raisse commente, avec d’interessantes notes historiques, l’ascension de chaque i ndividu et l’influence qu’il exerce sur la direction de la revue.

Definition du domaine de la psychologie scientifique. L’expose de Francois Bress on (troisieme chapitre) porte principalement sur la definition que Henri Pieron se donne du domaine de la psychologie scientifique. On y apprend que, des le deb ut de sa carriere, Pieron exprime des doutes sur la legitimite de Wundt (auquel il prefere Ebbinghaus ou Thorndike) a titre de pere fondateur de la psychologie scientifique, sur l’utilite de ses methodes (l’introspection en particulier) et sur l’importance qu’il accorde a la conscience comme objet d’etude ou comme conc ept explicatif. Pieron desire centrer les efforts de la psychologie scientifique sur l’etude du comportement et ses fondements physiologiques. Cette position s’ appuie sur quatre considerations que Bresson commente brievement: a) la possibil ite d’identifier des localisations corticales, b) la possibilite de lier les eta ts attentionnels a l’activite du cerveau, c) la recherche du substrat physiologi que des souvenirs laisses par diverses experiences sensorielles et d) l’etude de s relations entre les excitations externes et les reponses.

Memoire et conditionnement. Le tout premier article publie dans l’AP est redige par Binet et Henri, et il porte sur la memoire. Ulterieurement, plusieurs articl es sur le meme theme paraitront dans la revue. Lieury (quatrieme chapitre) relev e le difficile defi d’en livrer un compte rendu synthetique. Il offre un apercu des methodes utilisees par Binet et Pieron dans l’etude de la memoire. Il met en relief la finesse intellectuelle de ces deux chercheurs, la curiosite intellect uelle du premier et la fermete du second sur certaines questions theoriques. Lie ury rappelle que plusieurs resultats empiriques fondamentaux etaient deja etabli s, du moins approximativement, au tournant du siecle (par ex., l’empan mnesique et sa croissance avec l’age, l’effet de position serielle en rappel immediat, la preponderance des erreurs de type phonologique en rappel immediat et de type se mantique en rappel differe). L’auteur evoque sept themes, toujours d’actualite, qui ont fait l’objet de travaux originaux dans l’AP: la recherche d’une loi gene rale de l’acquisition et de l’oubli, les conceptions unitaire et pluraliste de l a memoire, la memoire sensorielle, le rappel des phrases et des idees, les sourv enirs personnels et leur localisation spatio-temporelle, les methodes d’apprenti ssage et, enfin, les capacites mnesiques des animaux (par ex., chez le bourdon). Eustache, Desgranges et Lechevalier (cinquieme chapitre) evoquent specifiquemen t le debat qui a oppose Henri Bergson a G. Heymans en 1913 et poursuivent leur e xpose en retracant la facon dont l’hypothese du fractionnement de la memoire, av ancee par Bergson, a evolue au cours du 20e siecle. Le Ny (sixieme chapitre) fai t un retour retrospectif sur l’etat des connaissances sur le conditionnement cla ssique par le truchement d’une revue de question produite par G. Zeliony et publ iee en 1906. Apres quelques clarifications terminologiques, l’auteur montre que l’ensemble fondamental des phenomenes empiriques lies au conditionnement (c.-a-d . l’acquisition du reflexe conditionnel, l’extinction, le reapprentissage, la re cuperation spontanee) est solidement etabli des cette epoque. Par contre, les ph enomenes secondaires (par ex., la generalisation et al discrimination du stimulu s, la reaction aux stimuli composites) sont encore bien incertains. Au-dela du s tatut des phenomenes empiriques, l’auteuer nous offre une appreciation historiqu e de leurs implications theoriques.

Intelligence et pedagogie. Bornstein (septieme chapitre) rappelle que si une pet ite partie seulement des travaux d’ Alfred Binet ont porte sur l’evaluation de l ‘intelligence, ceux-ci lui ont assure une renommee internationale. Apres un reto ur sur les principales caracteristiques de l’approche de Binet, Bornstein fait p orter le reste de son expose sur l’identification des signes precurseurs de l’in telligence dans la petite enfance. Il resume les circonstances qui ont conduit l es chercheurs a s’interesser aux mesures de controle attentionnel (degradation d e la focalisation sur un stimulus statique et recouvrement de la focalisation a la suite l’un changement dans l’environnement). Il termine son expose sur un bre f bilan des resultats issus des recherches sur les predicteurs attentionnels. Du four (huitieme chapitre) restitute les travaux de Binet sur la mesure de l’intel ligence dans un contexte beaucoup plus vaste, celui de la problematique que pose nt les legislations de 1886 et 1892 sur la scolarisation obligatoire des enfants en France et celui de la necessite nouvelle d’elaborer des programmes scolaires adaptes a des enfants ayant des aptitudes intellectuelles differentes. Binet cr oit que la nouvelle psychologie, si elle agit de concert avec les intervenants , peut favoriser le developpement individuel en milieu scolaire et appuyer une pedagogie scientifique. Cette preoccupation le conduira a raffiner son echelle metrique de l’intelligence et ses idees sur la constitution des classes speciale s et l’affectation des eleves qui presentent un retard intellectuel, a se penche r sur l’evaluation du rendement des nouvelles methodes pedagogiques et a mettre au point des methodes d’entrainement intellectuel (ou d’orthopedie mentale, po ur reprendre le terme de Binet).

Processus sensoriels. La traduction francaise d’un article de synthese de Georg von Bekesy sur l’audition parait dans l’AP en 1930. Apres quelques remarques pre liminaires sur l’homme et l’etat des connaissances sur l’audition au debut du si ecle, Dancer, Botte et Demany (neuvieme chapitre) presentent un compte rendu de la demarche intellectuelle de Bekesy, des problemes qui lui offrent resistance ( par ex., l’origine de la selectivite en frequences des reponses) et d’un rendez- vous historique manque (avec Thomas Gold) qui aurait pu changer le cours de sa r eflexion theorique sur l’audition. Streri (dixieme chapitre) aborde, le probleme des relations entre modalites sensorielles. Elle restitue d’abord ce probleme d ans son contexte actuel, puis en examine trois aspects particuliers qui ont fait l’objet d’articles dans l’AP au debut du siecle: les relations entre sensation et perception pour differentes modalites sensorielles (H. Pieron, 1914), la comp etition/cooperation entre les modalites sensorielles (J. Laureys, 1900) et le tr ansfert de l’information d’une modalite sensorielle a une autre dans les jugemen ts absolus et relatifs (Mme H. Pieron, 1922). Henri Pieron poursuivra pendant pr es de 50 ans l’etude des processus sensoriels et leur cours temporel. Galifret ( quatorzieme chapitre) nous propose un retour sur la demarche de Pieron, plus par ticulierement sur son effort d’appuyer ses inferences sur le systeme nerveux sur l’etude des temps de reaction. L’auteur rappelle d’abord la conception que Pier on se fait des temps de reaction et comment celle-ci differe de celle de Wundt. Il revient egalement sur une contribution tres importante de Pieron, celle d’avo ir fourni la premiere approximation d’une fonction mathematique qui lie l’intens ite d’une stimulation au temps de reaction simple “Text not transcribed”; pour u n compte rendu de l’evolution de cette formulation, voir Luce, 1986) et sur plus ieurs problemes theoriques auxquels il a cherche une solution. Parmi ces problem es se trouvent les deviations a sa loi generale, le masquage, l’effect chronoste reoscopique, l’effet de la duree des stimulations liminale et supraliminale, et les processus chromatiques.

Neuropsychologie et psychologie pathologique. Dans une courte note, Francois Mic hel (onzieme chapitre) nous rappelle que, bien avant l’etablissement de la neuro psychologie comme specialite distincte, le probleme de la localisation cerebrale des troubles du langage faisait l’objet de vigoureux debats. Il decrit brieveme nt le contexte dans lequel l’article de Bernheim sur l’aphasie parait dans l’AP en 1901 et met en relief quelques enjeux du celebre affrontement entre Pierre Ma rie et Jules Dejerine aux seances de la Societe de Neurologie en 1908. Regime Pl as (douzieme chapitre) fait un retour sur la multiplicite des interets d’Alfred Binet et fait decouler sa conception de la pathologie mentale de sa psychologie differentielle dont les elements essentiels sont annonces dans l’article La psy chologie individuelle publie avec Victor Henri dans l’AP en 1896. Pour nous fai re apprecier cette mise en rapport, l’auteure evoque l’influence de Taine sur le s idees de Binet, la variete des individus etudies par Binet et particulierement ceux qui presentent des caracteristiques exceptionnelles ou anormales (par ex., les calculateurs prodiges, les grands joueurs d’echec, les auteurs dramatiques, les alienes), l’importance accordee aux processus superieurs (par ex., les comp osants de l’intelligence) dans l’explication et l’evaluation de la pathologie, l ‘impact de sa rencontre avec Theodore Simon (medecin et specialiste des troubles mentaux) et de la mise au point de L’echelle metrique de l’intelligence, ses reserves a l’endroit des categories psychiatriques de son epoque auxquelles il p refere une approche differentielle qui situe les etats mentaux les uns par rap port aux autres.

Le traitement statistique des donnees experimentales. La contribution de Rouanet et Bru (treizieme chapitre) est centree sur deux articles de Victor Henri (1895 ; 1898), un proche collaborateur de Binet (pour une note biographique instructiv e sur V. Henri, voir Nicolas, 1994). Ces articles sont importants car ils marque nt les debuts de l’inference statistique en psychologie. Le premier article est, selon les auteurs, un veritable petit manuel d’inference statistique a l’usage des psychologues (p. 248). Il s’appuie sur des connaissances solides (issues d es plus grands specialistes francais de son epoque; par ex., J. Bertrand), pose des questions fondamentales dans la pratique du traitement statistique des donne es experimentales (par ex., le choix d’une valeur centrale, l’attestation d’une difference reelle entre deux groupes, la taille optimale d’une echantillon) et f ournit des exemples concrets. Au sujet de son exemple sur les sensations tactile s, les auteurs ecrivent que L’experience de reconnaissance des formes par le to ucher […] meriterait de figurer parmi les exemples historiques des traites d e statistique, a cote de ceux de Mendel ou de Student (p. 249). On peut diffici lement etre plus elogieux. Ils le seront beaucoup moins cependant a l’endroit du e deuxieme article qui semble avoir pour mission de fournir des recettes et des formulations presanctifiees dont la consequence est de soustraire les chercheurs a un effort de reflexion sur leurs donnees experimentales. Ce deuxieme article semble annoncer une attitude qui se repandra largement au 20e siecle et que Roua net et Bru (ainsi que bien d’autres auteurs) denoncent: Ce deuxieme article est tout aussi actuel que le precedent, quoique dans un registre moins edifiant (p. 250). Il reste que ces textes temoignent de l’etat des connaissances en statis tique appliquee a la psychologie au tournant du siecle.

CONCLUSION

Les textes rassembles dans cet ouvrage sont bien ecrits, accessibles et instruct ifs. Si les contributions varient sur le plan de la richesse des donnees relativ es au contexte historique ou de la profondeur de l’analyse, il reste que tous le s auteurs ont bien observe la consigne, celle de jeter un regard retrospectif et critique sur les premiers travaux parus dans l’AP. Les lecteurs seront peut-etr e etonnes de decouvrir en cette revue un terrain aussi fertile en idees nouvelle s et en ses collaborateurs des individus aussi brillants qu’ingenieux. L’ex-Bull etin des travaux du laboratoire de la Sorbonne a evolue progressivement de l’eta t d’un recueil de travaux issus d’un seul laboratoire a celui d’une revue scient ifique internationale.

Si le passe de l’AP etait garant de son avenir, nous pourrions nous attendre a c e que les chercheurs les plus doues de la francophonie internationale y publient leurs meilleurs travaux. Toutefois, il faut reconnaitre que le marche des idees et des publications scientifiques s’est profondement transforme en cent ans. Le s revues de psychologie scientifique sont maintenant tres nombreuses et elles se livrent une rude concurrence sur le plan de la valeur scientifique des travaux qu’elles publient. L’anglais est devenu la langue internationale des communicati ons scientifiques et plusieurs chercheurs de langue francaise preferent publier leurs travaux dans les revues de langue anglaise les plus hautement cotees sur l e front international. Et la concurrence ne s’arrete pas la. Le caractere plurid isciplinaire des recherches contemporaines a rendu les frontieres entre la psych ologie scientifique et les disciplines connexes plus floues qu’elles l’etaient a u debut du siecle. Plusieurs chercheurs en psychologie publient une partie de le urs travaux dans des revues qu’on reservait autrefois a des disciplines distinct es (par ex., la linguistique, les sciences de l’informatique, la physiologie). C es transformations due marche des idees et des publications scientifiques auront vraisemblablement des repercussions importantes sur la direction et la vitalite de l’AP au cours des prochaines decennies. L’evolution de la discipline nous pl ace devant certaines interrogations. Par exemple, quel sera le role des langues nationales en science a l’avenir, et celui du francais en particulier, face a l’ usage predominant de l’anglais dans le monde? Quel role l’AP se donnera-t-elle f ace a la suprematie des revues americaines de psychologie scientifique dans le m onde? Sur quelle conception de la psychologie scientifique l’AP s’appuiera-t-ell e pour guider ses choix? Les reponses a ces questions ne nous seront peut-etre r evelees que retrospectivement, lorsque l’Annee Psychologique celebrera son deux centieme anniversaire.

1 Cette celebration est egalement marquee par la publication tres attendue de la plus recente edition du Traite de psychologie experimentale sous la direction d e Marc Richelle, Jean Requin et Michele Robert (1994).

2 A cette epoque, plusieurs travaux du Laboratoire de psychologie physiologique paraissent dans la Revue Philosophique, rattachant ainsi la nouvelle psychologi e a une discipline dont elle cherchait effectivement a se dissocier.

References

Luce, R.D. (1986). Response times: Their role in inferring elementaryy mental or ganization. Oxford: Oxford University Press.

Nicolas, S. (1994). Qui etait Victor Henri (1872 – 1940)? L’Annee Psychologique, 94, 385-402.

Richelle, M., Requin, J., & Robert, M. (1994). (Edit.), Traite de psychologie ex perimentale (2 tomes). Paris: Presses Universitaires de France.

Copyright Canadian Psychological Association Sep 1995

Provided by ProQuest Information and Learning Company. All rights Reserved